samedi 1 octobre 2016

Docbuzz

Retrouvez Docbuzz sur Twitter

Docbuzz est aussi sur Facebook

Un nouveau traitement, l’Enzalutamide, prolonge la survie dans le cancer métastatique de la prostate

L’Enzalutamide, un anti androgène non stéroïdien (inhibiteur des récepteurs aux androgènes) démontre dans une étude publiée dans la revue américaine, The New England Journal of Medicine, un prolongement de la survie des patients souffrant d’un cancer de la prostate avec métastases et résistant à la castration.

Le cancer de la prostate est le second plus fréquent cancer de l’homme après le cancer du poumon. Il est actuellement en France en forte augmentation, en partie du fait d’une meilleure détection. Les autres causes ne sont pas connues avec précision mais pourraient être liées à la nutrition, au tabac, aux pesticides (les agriculteurs sont surreprésentes dans la population touchée), à un virus, etc.

Les traitements proposés aux patients dépendent de l’extension de la maladie au niveau prostatique et de l’existence de métastases, le plus fréquemment osseuses. C’est un cancer dit hormonodépendant car la testostérone influence l’avancée de la maladie. Si actuellement, aux stades les moins avancés, une simple surveillance est parfois proposée, les autres traitements inclus, en fonction du stade du cancer, une chirurgie, une résection de la prostate et/ou la prise de médicaments réduisant l’influence négative de la testostérone. Il y a un an, l’Acétate d’Abiratérone (Zytiga) a montré, chez des patients dont la maladie récidivait après castration et chimiothérapie,  un allongement de la survie.

L’étude a randomisé 1199 hommes ayant un cancer de la prostate résistant après castration et chimiothérapie. 800 patients ont reçu l’enzalutamide et 399 un placebo. Environ la moitié des patients ont reçu au cours de l’étude des anti stéroïdiens.

L’étude a été arrêtée après les décès de 520 patients. La survie moyenne sous enzalutamide était de 18,4 mois contre 13,6 mois sous placebo. La mortalité sur la période de l’étude était abaissée de 37%. Sous ce traitement, le taux de PSA était réduit de 50% contre 2% sous placebo marquant la moindre progression de la pathologie, et la qualité de vie des patients a été améliorée.

Les effets secondaires graves étaient un peu plus fréquents dans le groupe placebo. L’enzalutamide peut entrainer une fatigue, des diarrhées, des douleurs dorsales, un flush, des œdèmes périphériques, etc.

Cette étude a permis à l’agence du médicament Américaine, la Food and Drug Administration d’enregistrer le médicament en avril 2012.

Source

Increased Survival with Enzalutamide in Prostate Cancer after Chemotherapy
Howard I. Scher, M.D., Karim Fizazi, M.D., Ph.D., Fred Saad, M.D., Mary-Ellen Taplin, M.D., Cora N. Sternberg, M.D., Kurt Miller, M.D., Ronald de Wit, M.D., Peter Mulders, M.D., Ph.D., Kim N. Chi, M.D., Neal D. Shore, M.D., Andrew J. Armstrong, M.D., Thomas W. Flaig, M.D., Aude Fléchon, M.D., Ph.D., Paul Mainwaring, M.D., Mark Fleming, M.D., John D. Hainsworth, M.D., Mohammad Hirmand, M.D., Bryan Selby, M.S., Lynn Seely, M.D., and Johann S. de Bono, M.B., Ch.B., Ph.D. for the AFFIRM Investigators
N Engl J Med 2012; 367:1187-1197 September 27, 2012

Abiraterone and increased survival in metastatic prostate cancer
Johann S de Bono, Christopher J Logothetis, Arturo Molina, Karim Fizazi, Scott North, Luis Chu, Kim N Chi, Robert J Jones, Oscar B, Jr Goodman, Fred Saad, John N Staffurth, Paul Mainwaring, Stephen Harland, Thomas W Flaig, Thomas E Hutson, Tina Cheng, Helen Patterson, John D Hainsworth, Charles J Ryan, Cora N Sternberg, Susan L Ellard, Aude Fléchon, Mansoor Saleh, Mark Scholz, Eleni Efstathiou, Andrea Zivi, Diletta Bianchini, Yohann Loriot, Nicole Chieffo, Thian Kheoh, Christopher M Haqq, Howard I Sch
N Engl J Med vol. 364, no 21, 26 mai 2011, p. 1995-2005

Crédit Photo Creative Commons by  Grozz

Articles sur le même sujet