lundi 5 décembre 2016

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Un nouveau pas de franchi contre la maladie d’Alzheimer? Le MPL fait régresser les plaques bêta-amyloïdes

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Une équipe de scientifique Canadiens de l’université de Laval au Québec, ont réussi à mettre au point une méthode capable de stimuler les défenses cérébrales contre la production de protéines bêta-amyloïdes. Cette découverte, publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), pourrait, si les résultats se confirment, ouvrir la voie à une solution thérapeutique voire à un vaccin contre la maladie d’Alzheimer.

La maladie d’Alzheimer se caractérise par des dépôts importants de protéines bêta-amyloïdes au niveau cérébral, les plaques séniles, et les cellules cérébrales semblent incapables de se défendre contre ces dépôts qui envahissent progressivement le cerveau, altérant ses capacités fonctionnelles.

L’équipe de scientifiques, emmenée par le Dr. Serge Rivest, a identifié une molécule capable de stimuler l’activité des cellules immunitaires cérébrales, le MPL (monophosphoryl lipid A). Ce MPL n’est pas une molécule inconnue puisqu’elle a été utilisée comme adjuvant dans des vaccins et qu’à priori sa sécurité d’emploi est établie.

Sur une lignée de souris développant la même atteinte cérébrale avec dépôts de plaques bêta-amyloïdes, l’injection hebdomadaire de MPL, sur une période de 12 semaines, a entrainé la disparition de 80% des dépôts chez les animaux. Mais le plus important, c’est le bénéfice cognitif qui s’en est suivi : les souris soumises à des tests d’apprentissage de nouvelles taches ont été capables d’améliorer leur fonction cognitive au cours de la période de traitement.

Le MPL pourrait donc être ensuite testé chez l’homme afin de vérifier s’il est capable de ralentir l’évolution de la maladie ou être utilisé éventuellement comme un vaccin pour stimuler les défenses immunitaires contre les protéines bêta-amyloïdes. L’équipe qui travaille depuis déjà 10 ans à la recherche d’un traitement de la maladie pense toucher au but.

Les développements futur confirmeront ou infirmeront cette hypothèse.

Source

Toll-like receptor 4 stimulation with the detoxified ligand monophosphoryl lipid A improves Alzheimer’s disease-related pathologyJean-Philippe Michaud, Maxime Hallé, Antoine Lampron, Peter Thériault, Paul Préfontaine, Mohammed Filali, Pascale Tribout-Jover, Anne-Marie Lanteigne, Rachel Jodoin, Christopher Cluff, Vincent Brichard, Rémi Palmantier, Anthony Pilorget, Daniel Larocque, and Serge Rivest
PNAS, January 15, 2013

Crédit Photo Creative Commons by svennevenn

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