mardi 27 septembre 2016

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20% des lycéens et 11% des collégiens américains reçoivent un diagnostic de syndrome d’hyperactivité et d’inattention

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Selon les dernières données du Center for Disease Control d’Atlanta (USA) commentées dans un article du NYT, 11% des enfants américains dont 1 garçon sur 5 en âge d’aller à l’école reçoit un diagnostic de syndrome d’hyperactivité et d’inattention.

Ces chiffres récents dénotent un accroissement très important de +53% du nombre de diagnostics sur les 10 dernières années. Près de 6,4 millions d’enfants de 4 à 17 ans présenteraient donc ce syndrome d’hyperactivité et d’inattention. Entre 14 et 17 ans, 10% des filles reçoivent ce diagnostic et 19% des garçons. Et les deux tiers des enfants américains ayant reçu ce diagnostic se voient alors  prescrire par la suite un médicament (Ritaline, Adderall, des dérivés amphétaminiques, ou autres). Il n’existe pourtant pas de test offrant une certitude diagnostique. C’est au cours de discussions avec les parents ou l’enfant que les médecins se font une opinion. Etrangement, le taux de diagnostics reste très variable en fonction des Etats : si au sein des Etats du Sud des Etats-Unis, comme l’Arkansas, le Kentucky, la Louisiane, ou la Caroline du Sud,  23 % des garçons d’âge scolaire reçoivent un diagnostic d’hyperactivité et d’inattention, ce taux tombe à 10% dans le Colorado et le Nevada. Les enfants dont les dépenses de santé sont prises en charge par les Etats (Medicare) sont également beaucoup plus souvent diagnostiqués et traités.

Les opinions divergent quant au bien fondé de ces diagnostics : si certains se félicitent que la maladie soit plus facilement diagnostiquée, acceptée et traitée, d’autres s’inquiètent que des médicaments aux effets secondaires parfois lourds, soient prescrits simplement pour calmer un comportement un peu vif ou améliorer des résultats scolaires. Le taux d’enfants touchés est devenu tellement élevé qu’il est probable que nombre d’enfants soient sur diagnostiqués et que certains parents succombent à la publicité pour ces produits : Par exemple, une brochure pour l’un d’eux (lisdexamfétamine, sans AMM en France) un dérivé des amphétamines, stimulateur du système nerveux central, montre une mère regardant son fils en disant: «Je veux faire tout mon possible pour l’aider à réussir”. Les ventes de stimulants pour traiter le syndrome d’hyperactivité et d’inattention ont plus que doublé pour atteindre 9 milliards de dollars en 2012, contre 4 milliards de dollars en 2007. 

Source

National Survey of Children’s Health
CDC

A.D.H.D. Seen in 11% of U.S. Children as Diagnoses Rise
Alan Schawarz, Sarah Cohen
NYT 31 mars 2013

« Je pensais plus vite, plus fort, tout était clair – et rien ne pouvait me distraire »
AGORAVOX vendredi 15 juin 2012 – par Cerveau-Actualites

CRédit Photo Creative Commons by  Life Mental Health

 

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