samedi 3 décembre 2016

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Football : jouer avec la tête peut entrainer des troubles cognitifs

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Les coups répétés sur la tête, comme ceux survenant au cours d’un match de football, altèrent le fonctionnement cérébral, montre une nouvelle étude réalisée chez des joueuses de football.

L’effet neurologique de contusions répétées et de traumatismes cérébraux sont très suivies chez les sportifs. Ces types de contusions au cours desquelles des pertes de connaissances répétées surviennent, peuvent entrainer un trouble cognitif à long terme. Toutefois, il est porté beaucoup moins d’attention aux impacts mineurs comme ceux subis lors des têtes faites par les joueurs de football avec un ballon et leurs cons éqeunces ne sont pas correctement identifiées. Deux études publiées en 2011 et 2012, mettaient en évidence par l’imagerie, des modifications stucturales du cerveau chez des joueurs de football pouvant faire suite à des microtraumatiqmes répétés

Il est complexe d’évaluer les modifications de la capacité cognitive des joueurs de football car l’équipement nécessaire est le plus souvent un matériel de laboratoire. Des scientifiques de l’université de Neurobiologie du Texas ont développé plusieurs tests cognitifs reconnus sur une plateforme iPad. Douze joueuses de football de l’université de Houston ont participé à l’étude aisni que 12 jeunes filles ne jouant pas au football et participant au groupe comparateur.

Au cours d’un entrainement les joueuses utilisaient leur tête, pour certaines plus de 20 fois, pour contrôler le ballon. Ces joueuses étaient, au cours des tests cognitifs réalisés à la suite, moins rapides que les non joueuses, ce qui suggère une altération de la cognition, expliquent les auteurs de l’essai. Plus le nombre de « coups » portés à la tête était élevé, plus les participantes obtenaient un mauvais score aux tests cognitifs.

L’effet apparaît cumulatif car l’importance de l’altération des capacité cognitives étaient corrélée au nombre d’heures de football pratiquées par semaine comme au nombre d’années de pratique du football. On ne sait pas encore si ces effets ne sont que transitoires (hypothèse conservative) ou pourraient disparaître ou s’aggraver avec les temps. Les participantes joueuses réussissaient correctement leurs études universitaires.

Source

Evidence of Cognitive Dysfunction after Soccer Playing with Ball Heading Using a Novel Tablet-Based Approach
Marsha R. Zhang, Stuart D. Red, Angela H. Lin, Saumil S. Patel, Anne B. Sereno
PLoS ONE 8(2): e57364. doi:10.1371/journal.pone.0057364

New Worries About Heading the Soccer Ball
Gretchen Reynolds
NYT, MARCH 20, 2013, 12:01 AM

White matter integrity in the brains of professional soccer players without a symptomatic concussion
Koerte IK, Ertl-Wagner B, Zafonte R, Shenton ME
Journal of American Medical Association 308: 1859–1861

Making Soccer Safer for the Brain: DTI-defined Exposure Thresholds for White Matter Injury Due to Soccer Heading
Kim N, Zimmerman M, Lipton R, Stewart W, Gulko E & al
McCormick Place, Chicago, USA(2011)

Crédit Photo Creative Commons by  dustingooding

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