mercredi 7 décembre 2016

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Homo floresiensis : l’hypothèse du “nanisme insulaire” relancé par une nouvelle analyse

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Homo floresiensis, est le représentant d’une espèce disparue appartenant aux hominidés. Il  mesurait environ un mètre pour 16 à 26 kilogrammes et marchait debout malgré un cerveau de la taille de celui d’une chimpanzé, de volume donc bien infèrieur à celui de l’australopithèque Lucy. Cette espèce a été découverte en 2003 par la mise à jour d’un squelette dans une grotte de l’île indonésienne de Florès et nul part ailleurs dans le monde. Les derniers membres de cette espèce auraient disparu entre -90 0000 et -13 000. Cela signifie que les membres de cette espèce ont vécu au contact des homo sapiens.

Après que furent dissipées les hypothèses d’un pygmée microcéphale ou d’une pathologie thyroïdienne survenue chez un  hominidé, suite à la découverte d’autres squelettes de l’espèce, il restait à relier cette nouvelle espèce à ce que l’on connaissait de l’évolution de l’homme. Il existait deux hypothèses quant-à son origine.

Soit l’espèce a connu ce que l’on appelle le “nanisme insulaire”,  une adaptation évolutive particulière des espèces isolées sur une ile ou l’environnement et les ressources limitées imposent la réduction de taille, une phénomène observé plusieurs fois au sein des espèces animales de grandes taille. Cet absence de grands prédateurs permet inversement aux plus petits animaux de grandir. Ainsi, l’île de Flores aurait donc pu être collonisée par des Homo Erectus vers -800 000 : il aurait ensuite perdu en taille au cours des 750 000 années suivantes.

 Soit, Homo floresiensis a évolué à partir d’un hominidé également à cerveau de petite taille, tel que les H. Habilis du début ou d’un austalopithèque immigré d’Afrique.

La seconde hypothèse était plutôt favorisée car il paraissait peu probable à de nombreux scientifiques qu’un cerveau d’homo erectus de volume double puisse revenir à un volume de moins de 400 cm3 (le premier squelette découvert, LB1, avait un cerveau de 380 cm3).

Mais une nouvelle étude  publiée dans la revue The Proceedings of the Royal Society B, permet de relancer l’hypothèse du nanisme insulaire : une nouvelle analyse du volume cérébral montre en effet qu’il est plus grand qu’initialement rapporté, atteignant pour le squelette étudié,  426 cm3 : avec ce volume, Homo floresiensis pourrait , à l’échelle 1/2, être un descendant d’homo erectus (Volume de 860 cm3), ou d’un autre hominidé plus ancien,  soit encore d’un Homo habilis.

Source

Brain size of Homo floresiensis and its evolutionary implications (PDF)

Daisuke Kubo, Reiko T. Kono:Yousuke KaifuP
roc. R. Soc. B
 7 June 2013 vol. 280 no. 1760

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