samedi 3 décembre 2016

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Le cunilingus, une stratégie de lutte contre l’infidélité féminine ?

NYX

L’infidélité, qu’elle soit masculine ou féminine a été décrit dans pratiquement toutes les cultures et certaines publications estiment que 70% des femmes ont été au moins une fois dans leur vie, infidèle. La découverte de cette infidélité par l’homme peut être la cause d’une souffrance physique ou psychologique. Les hommes sont donc capables de mettre en place un comportement spécifique pour tenter d’éviter l’infidélité de leur partenaire : 19 types de comportements différents ont été individualisés par des études psychologiques, allant de la simple vigilance, en passant par la monopolisation du temps libre de sa partenaire, l’expression de signaux publics de possession, jusqu’à parfois des menaces ou une violence physique.

La sexualité participe-t-elle à cette stratégie de “rétention” du partenaire par le biais d’une augmentation de la satisfaction de la relation? Certaines études suggèrent que les hommes pourraient effectivement développer une sexualité orale sur leur partenaire comme comportement de rétention. En effet, il a été montré que les hommes les plus à risque de subir une infidélité de leur partenaire passent 3 fois plus de temps à la pratique du cunilingus que les autres, alors que cette pratique d’une sexualité orale reste rare lors des rencontres sans lendemain, une situation jugée à faible risque d’infidélité. Des scientifiques du département de psychologie de l’université d’Oakland (US) ont voulu valider l’hypothèse selon laquelle les hommes qui mettent couramment en place une stratégie de rétention de leurs partenaires rapportent un intérêt plus élevé pour la pratique d’une sexualité orale et y passent plus de temps, une attitude destinée à accroitre la satisfaction de la relation réduisant d’autant le risque d’infidélité.

Pour tester cette hypothèse, 351 hommes hétérosexuels ont été recrutés. Ils avaient en moyenne 24 ans et étaient en couple depuis 36 mois.

Les analyses de leurs réponses à des questionnaires poussés démontrent que les hommes mettant en place des comportements de rétention négatifs (menace, dénigrement, etc..) pratiquent le moins une sexualité orale sur leur partenaire. A l’inverse, les hommes ayant un comportement de rétention positif de leur partenaire sont ceux qui pratiquent le plus et le plus longtemps une sexualité orale. Ces résultats sont en partie explicables par certains traits de personnalité masculins ; les hommes les plus agréables et les plus altruistes sont plus enclins à vouloir offrir des « avantages » à leur partenaires parmi lesquels un plaisir sexuel accru.

Ainsi, l’homme sentant possible une infidélité de sa femme, est capable de mettre en place une stratégie de « rétention » afin de réduire ce risque. Il est capable d’apaiser, d’apeurer, de conseiller ou de manipuler émotionnellement sa partenaire dans le but de la dissuader, mais le développement d’une sexualité orale plus fréquente et plus prolongée peut également faire partie de cette stratégie de « rétention ».

Source

Oral sex as mate retention behavior
M N Pham, T K Shackerford
Personnality and individual difference 55 (2013) 185-188

Crédit Photo Creative Commons by  /Sizemore/

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