samedi 3 décembre 2016

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La fellation, une stratégie de lutte contre l’infidélité masculine?

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Hommes et femmes estiment le risque d’infidélité de leur partenaire en évaluant son attractivité. Les hommes les plus attractifs ont plus de succès sexuel avec les femmes et les femmes les plus jolies reçoivent de plus nombreuses propositions sexuelles. Par conséquent, les hommes et les femmes en couple avec un partenaire plus attractif mettent fréquemment en place un comportement de « rétention » afin de réduire le risque d’infidélité de leur partenaire.

Une pratique plus prolongée et plus fréquente du cunnilingus peut par exemple faire partie de ces comportements de « rétention » mis en place par certains hommes dont la compagne présente, à leur yeux, un risque d’infidélité (cf. article Docbuzz). Trois hypothèses étaient émises par les scientifiques pour expliquer cette pratique : bien sur la mise en place d’un comportement de rétention, mais aussi la détection d’une infidélité ou l’induction d’un orgasme dans l’objectif de favoriser la rétention de sperme.

Chez la femme, la fellation pourrait-elle également être un comportement influencé par un comportement de « rétention » ? Pour trancher cette importante question, des scientifiques du département de psychologie d’Oakland ont mené une étude chez 300 femmes hétérosexuelles, âgée en moyenne de 22 ans et en couple depuis environ 40 mois.

Ces jeunes femmes ont tout d’abord qualifié, pour elle-même, l’attractivité de leur partenaire en terme d’attractivité physique et sexuelle, puis évalué l’attractivité que leur partenaire pourrait avoir pour d’autres femmes (évaluation du risque d’infidélité). Puis elles ont répondu à un questionnaire détaillant leurs pratiques sexuelles récentes, le temps qu’elles y consacraient et les modes de relations sexuelles pratiquées, incluant bien sur la pratique de la fellation : leur intérêt à cette pratique, leur excitation, et sa durée. L’entretien s’achevait sur une quantification de la satisfaction de leur relation avec leur partenaire.

Contrairement à ce qui a été retrouvé pour le comportement masculin, les scientifiques ne retrouvent pas de corrélation entre le risque d’infidélité du partenaire masculin et la pratique de la fellation par sa partenaire. Il n’y a pas non plus de corrélation avec la durée de la fellation. L’intérêt de la pratique de la fellation chez la femme n’est retrouvé corrélé qu’à la durée des rapports sexuels. Ainsi, même chez les femmes qui évaluent un risque d’infidélité chez leur partenaire masculin, la fellation ne fait pas partie des comportements de « rétention ».

Un facteur confondant, pouvant expliquer, selon les auteurs, cette différence, pourrait être le risque accru de transmission d’une MST par la fellation en comparaison au risque existant avec la pratique du cunilingus.

Cependant, la fellation comme le cunnilingus sont positivement associés à la satisfaction relationnelle chez l’homme et chez la femme, ce qui est peut-être le plus important.

Source

Women’s oral sex behaviors and risk of partner infedility

Michael N. Pham, Todd K. Shackelford,Yael Sela

Personality and Individual Differences Volume 55, Issue 4, August 2013, Pages 446–449
Crédit Photo  Creative commons by  Kalense Kid

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