jeudi 29 septembre 2016

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Le HIV se transmet de femme à femme

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Le CDC d’Atlanta alerte les couples lesbiens sur la possible transmission du virus HIV, et insiste sur la nécessité de mise en place de mesures de prévention lorsque l’une des partenaires est positive pour le virus HIV.

Qui doutait que cela puisse ne pas arriver? En fait, ce type de transmission n’a pratiquement jamais été rapportée, ou alors de manière toujours discutables avec de nombreux autres facteurs de risques faisant que la certitude de la transmission manquait. Le cas de deux femmes vivant au Texas et investigué par le CDC semble donc confirmer qu’une transmission de femme à femmes est possible : Au sein d’un couple lesbien, l’une des partenaire était traitée pour une infection HIV depuis 2010. Pendant les 6 mois de vie commune, la seconde femme initialement HIV négative est devenue HIV positive.

Agée de 46 ans, la femme HIV négative était hétérosexuelle 10 ans plus tôt et avait depuis développé 3 relations avec 3 partenaires sexuels féminins. Elle ne s’injectait pas de drogue, n’était pas tatouée, n’avait pas de piercing,  n’avait pas suivi de séances d’acupuncture, de transfusion et n’avait aucun facteur de risque connu de contamination. Elle vendait par ailleurs du plasma pour gagner un peu d’argent, dons avant lesquels elle était régulièrement testée pour le HIV-1/2. Le dernier était en mars 2012. En avril 2012, soit 10 jours après un don de plasma, elle consulte pour un mal de gorge avec fièvre, vomissements, douleurs à la déglutition, toux sèche, diarrhée, crampes musculaires. A nouveau testée, le test HIV restait négatif. Elle reçu des antibiotiques. Mais dix huit jours plus tard, alors qu’elle tentait à nouveau de vendre du plasma, son test HIV est revenu positif : ce test fut confirmé par un nouveau test le 5 juillet 2012.

La source de contamination supposée était sa partenaire, âgée de 43 ans et HIV+ depuis 2008 (charge virale à  82,000 copies/ml et CD4+ T-lymphocyte à 372 cellules/mm3 (25%))Elle reçu un traitement anti rétroviral en 2009 qu’elle interrompit en 2010. Lors de sa derrière évaluation en janvier 2011, sa charge virale était à  178 copies/ml, et ses CD4+ T-lymphocyte à 554 cellules/mm3 (44%).

Les deux flemmes avaient des rapports sexuels oraux et vaginaux non protégés et utilisaient des sex-toys qu’elles utilisaient à tour de rôle mais sans autres partenaires. Leurs rapports sexuels étaient assez violent au point d’induire des saignements. Elles continuaient à avoir des rapports sexuels pendant les menstruations de l’une ou de l’autre. 

Les analyses phylogénétiques du virus chez la femme nouvellement infectée par le HIV confinèrent que son virus était à 98% similaire à celui de sa partenaire, indiquant que celle-çi était la source de la contamination. une prévention plus poussée devrait donc être mise en place au sein des couples lesbiens zéro discordants.

Source

Likely Female-to-Female Sexual Transmission of HIV — Texas, 2012
Shirley K. Chan, MPH1, Lupita R. Thornton1, Karen J. Chronister, PhD1, Jeffrey Meyer, MD1, Marcia Wolverton, MPH1, Cynthia K. Johnson1, Raouf R. Arafat, MD1, M. Patricia Joyce, MD2, William M. Switzer, MPH2, Walid Heneine, PhD2, Anupama Shankar, MS2, Timothy Granade, MS2, S. Michele Owen, PhD2, Patrick Sprinkle2, Vickie Sullivan, MPH2 (Author affiliations at end of text)
March 14, 2014 / 63(10);209-212

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