Les rayonnements non ionisants des téléphones portables peuvent-ils augmenter le risque de cancers?

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Le National Toxicology Program a publié les résultats de la première partie d’une étude menée chez l’animal, suggérant que l’exposition à des radiofréquences de 900 MHz (GSM-Global System for Mobile Communications et CDMA-Code division multiple access), augmente le risque de survenue d’un gliome cérébral, un cancer incurable à ce jour, comme d’un schwannome cardiaque, autre rareté.

Les animaux exposés aux radiofréquences dès leur conception et jusqu’à leur deuxième année étaient comparés à des animaux identiques mais non exposés. L’exposition était importante (corps entier), et de longue durée (9 heures par jour, en cycles de 10 minutes d’exposition, suivies de 10 minutes sans).

Les résultats montrent que plus l’expositions aux radiofréquences croît, plus l’indicence des deux cancers rares croit, signant un clair effet-dose.  Cette étude est-elle crédible? elle a été menée par un organisme fédéral dont la mission est d’évaluer la possibilité de risque toxiques.

Environ 2 à 3 % des animaux exposés ont déclenché un gliome cérébral et 5 à 7 % un schwanomme cardiaque alors qu’aucun animal non exposé n’a déclenché de telles pathologies, une anomalie puisque dans toutes les études précédentes, ces rats contrôles déclenchaient habituellement au moins quelques cancers. En plus, la différence entre les deux groupes n’a pas été retrouvée statistiquement significative. Et même, les rats survivants soumis aux radiations non ionisantes ont vécu plus longtemps que les rats non exposés. Rajoutons encore que curieusement seuls les males ont développé ces cancers habituellement rares.

Tous ces points étonnant peuvent faire douter de la solidité des résultats qui pourraient être des faux-positifs. Pourtant puisque des milliard d’êtres humains utilisent des téléphones portables, même une faible augmentation de ces cancers pourrait entrainer de nombreux cas, et les régulateurs devraient mener de nouveaux essais pour tenter d’infirmer ou d’affirmer cette suspicion légitime. Il est rassurant néanmoins de constater qu’aux Etats-Unis qui possèdent une épidémiologie solide, le nombre de cancers cérébraux n’a pas augmenté depuis 1992, malgré l’explosion de l’utilisation des téléphones portables.

Ces premiers résultats seront suivi d’autres, publiés la semaine prochaine, qui apporteront peut-être un éclairage plus approfondi.

A ce jour, l’IARC (International Agency for Research on Cancer), un organisme dépendant de l’OMS, estime que les radiations ionisantes des téléphones portables représentent un carcinogène humain « possible », mais ce constat repose encore sur de trop faibles études.

Source

One thought on “Les rayonnements non ionisants des téléphones portables peuvent-ils augmenter le risque de cancers?

  1. Bonjour,

    Lisez les observations des experts qui ont revu (les reviewers) cette étude et vous verrez qu’ils n’arrivent pas à la même conclusion que vous …

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