Un lien est démontré entre vaccination contre l’hépatite B et sclérose en plaque en France

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Une étude Française confirme que la vaccination de masse contre l’hépatite B, initiée dans les années 1990,  sous l’impulsion de Philippe Douste-Blazy a eu pour conséquence une augmentation du nombre de scléroses en plaque chez les vaccinés et qu’il existe bien une corrélation entre les deux évènements, une première toujours démentie jusqu’alors par l’instigateurs de cette vaccination de masse, l’Etat Français et certains industriels du vaccin.

Les premiers doutes concernant un lien possible entre le vaccin contre l’hépatite B et l’apparition d’une sclérose en plaque ont été formulés il y a plus de 50 ans. Justifiée selon le Docteur Douste Blazy, alors ministre de la santé du gouvernement Balladur, par les recommandations de l’OMS, la France, pays pourtant à très faible prévalence de l’hépatite B, est le seul pays a engager une campagne massive de vaccination des adolescents avec la collaboration de la presse écrite et Radio, collaboration dans laquelle s’est fortement impliquée la radio Fun Radio et son émissions alors très écoutée par les plus jeunes, Lovin’Fun animée par Difool et le pédiatre Christian Spitz dit “Le Doc”.

Cette campagne de vaccination débuta en 1994 et l‘année suivante, le vaccin contre l’hépatite B apparaissait dans le programme d’immunisation des bébé et des adolescents; les adultes étant également engagés à se faire vacciner. En 4 années, 20 millions de français reçoivent des doses de vaccins contre l’hépatite B produits par Pasteur ou GlaxoSmithKline. Rapidement des cas nouveaux de sclérose en plaque sont notifiés à l’agence du médicaments d’alors, ancêtre de l’ANSM. Les médias n’annoncent un possible lien entre vaccination et sclérose en plaque qu’en 1998. Cette même année, les autorisés sanitaires mettent brutalement un terme à la vaccination de routine à l’école et progressivement, l’engouement pour le vaccin décroit. Plusieurs études épidémiologiques menées alors démentent tout lien entre sclérose en plaque et vaccination contre l’hépatite B. Pourtant une étude réclamée par la pharmacovigilance française mais jamais publiée montrait que le nombre véritable de français victimes de la sclérose en plaque post vaccination était entre 2 et 2,5 fois supérieur au taux de déclaration jusqu’alors utilisés par ces études épidémiologiques, évidemment toujours négatives. Peu après, une étude menée aux Etats-Unis montrait un risque de sclérose en plaque multiplié par 5,2 chez les personnes recevant le vaccin. En Angleterre, une autre étude montrait un risque multiplié par 3 dans les 3 ans post-vaccination et enfin, une étude française montrait que l’administration d’Engerix B (GlaxoSmithKline), un des vaccins contre l’hépatite B, augmentait le risque de démyélinisation dans les 3 ans suivant la vaccination.

Le Docteur Dominique le Houézec du « réseau vaccin Hépatite B » publie dan la revue « Frontiers in autoimmunity » une nouvelle étude ayant recherché, à partir des bases de données de la pharmacovigilance (ANSM) et de la CNAM, une éventuelle corrélation entre cette vaccination de masse initiée par l’Etat Français et la survenue d’une sclérose en plaque dans les deux ans qui suivaient.

Alors que le nombre de scléroses en plaque, déclaré sur le territoire nationale et répertorié par la CNAM jusqu’en 1993, ne dépassait jamais 2500 nouveaux cas, le nombre commence à croitre à partir de 1994 pour atteindre en 2003, 4500 nouveaux cas annuels, soit une augmentation de +65% en 10 ans. Les données de l’ANSM montrent également dès 1994 un pic très important des cas rapportés de sclérose en plaque, une accélération du nombre de cas qui se poursuivra de 1994 à 1998. Les analyses statistiques retrouvent une très forte corrélation entre la vente des vaccins contre l’hépatite B et la déclaration de nouveaux cas de sclérose en plaque dans les deux années qui suivent. A partir de 2002, les données de l’agence du médicament devient approximatives. Dès 1999, l’immunisation contre le virus de l’hépatite B qui se transmet par le sang et le liquide séminal n’est plus réalisé en routine que chez les nourrissons. Durant cette période et jusqu’à maintenant la pharmacovigilance de la sclérose en plaque s’est détériorée et le lien entre vaccin contre l’hépatite B et sclérose en plaque progressivement enterré.

Cette nouvelle étude retrouve pourtant un lien statistique entre le nombre de doses de vaccins administrés et l’augmentation du nombre de scléroses en plaque en France.

Evidemment, cette démonstration dans notre pays qui a subi cette campagne de vaccination de masse pose de nombreuses questions. Alors que la campagne de vaccination contre la pseudo épidémie de grippe H1N1 a donné lieu à de nombreuses enquêtes officielles et à des conclusions peu flatteuses mais à aucune poursuite judiciaire, cela n’a encore pas été le cas de cette campagne de vaccination contre l’hépatite B.

En 2004, la Haute Autorité de Santé a rendu public un Rapport d’Orientation suite à des auditions publiques d’experts, réalisé à la demande de M. DOUSTE-BLAZY, encore lui, à nouveau ministre de la Santé et de la Protection sociale. Ses conclusions étaient les suivantes :

  • Absence de risque associé à la vaccination contre le VHB chez les nouveau-nés et les nourrissons,
  • Pas d’argument en faveur de l’existence d’une association entre la vaccination contre le VHB des enfants et préadolescents et les affections démyélinisantes centrales,
  • Adultes et adolescents : les éléments de preuve disponibles à ce jour sont insuffisants pour démontrer un lien de causalité entre vaccination contre le VHB et affections démyélinisantes centrales ; il est raisonnable de considérer que le risque relatif d’affection démyélinisante centrale après vaccination contre le VHB, s’il existe, se rapproche de celui de l’adulte. cependant, «La commission considère qu’il n’y a pas de bénéfices suffisants pour justifier la promotion de la vaccination chez les adultes qui ne font pas partie d’un des groupes à risque ».

Le rapport exonérait donc l’Etat et son ministre d’alors, le Dr Douste Blazy de toute mise en cause. Le sujet reste abondemment controversé et défendu. Le réseau SOS hépatite écrit en août 2014 sur son site internet ” les grandes études internationales réalisées sur plusieurs milliers de personnes ont pu confirmer qu’il n’y avait pas de lien entre ces deux événements. Donc il n’y a pas plus de risque de faire une première poussée de sclérose en plaque avec ou sans vaccin“. L’OMS persiste également.

Cette étude ne remet pas en cause l’intérêt individuel de certains vaccins mais pose, en ce qui concerne la vaccination de masse contre l’hépatite B, une ultime question : cette vaccination de masse a été initiée en prétextant un danger imminent presque épidémique de l’hépatite B dans notre pays, justifié par des chiffres les plus farfelus. Cette vaccination couteuse a t-elle été utile à quelque chose? L’hépatite B a t-elle été endiguée plus efficacement dans notre pays que dans les très nombreux autres qui n’ont pas eu recours à une vaccination de masse mais seulement à une vaccination ciblée? Où bien rien n’a changé puisque les personnes vaccinées n’étaient pas les personnes à risque de contamination?  Les réponses manquent toujours. La CNAM a les données qu’il faudrait dorénavant analyser.

Sources

Evolution of multiple sclerosis in France since the beginning of hepatitis B vaccination
Le Houézec D
Immunol Res. 2014 Dec;60(2-3):219-225

Vaccination contre le virus de l’hépatite B et sclérose en plaques : état des lieux, (Paris – 9 novembre 2004). Rapport d’orientation de la commission d’audition (finalisé et rendu public le 24 novembre 2004)
HAS 2004

NON LE VACCIN CONTRE L’HEPATITE B NE DONNE PAS LA SCLEROSE EN PLAQUE
SOS Hepatites; Août 2014

VACCINATION CONTRE L HÉPATITE B, Risque de sclérose en plaques ?
Le Figaro, non daté

Le Scandale du vaccin contre l’hépatite B
Eric Giacometti

6 thoughts on “Un lien est démontré entre vaccination contre l’hépatite B et sclérose en plaque en France

  1. Il existe d’autres signaux convergents en faveur d’un lien entre atteintes démyélinisantes dont SEP en particulier sur les enfants.

    Premier signal

    Quand on confronte les données des publications Tardieu 2007 et 2008 on constate qu’il y avait chez les enfants vaccinés contre l’hépatite B 154 cas d’atteintes démyélinisantes retenues dont 80 scléroses en plaques, soit 52% ; que chez les non vaccinés contre l’hépatite B il y avait 195 atteintes démyélinisantes dont 63 scléroses en plaques, soit 32%. A vue on se doute que l’écart entre 52% et 32% a toute chance de donner un signal fort en raison de l’importance des nombres absolus 154 et 195. C’est ce que confirme un calcul classique de probabilités : il y a moins d’une chance sur 10000 d’observer un écart au moins aussi important par le seul fait du hasard.

    Comment interpréter ce signal très fort ?

    La vaccination hépatite B aurait favorisé, chez un certain nombre d’enfants, l’évolution en sclérose en plaques d’une première atteinte démyélinisante qui soit serait apparue même sans cette vaccination mais sans évoluer en sclérose en plaques, soit aurait été initiée par cette vaccination. Il n’est pas possible, avec ces seules données, de distinguer entre ces 2 possibilités.

    Second signal

    Il existe dans les publications Tardieu 2007-2008 d’autres signaux convergents en faveur d’un lien entre vaccination hépatite B et sclérose en plaques. En particulier à partir du constat sur l’âge : l’âge moyen des SEP est 11,5 ans contre 7,8 pour les ADC simples (atteintes démyélinisantes non SEP). L’âge retenu étant celui de la première atteinte, les âges sont comparables. Or cet écart de 3,7 années est énorme comparé aux âges absolus. Il y a là un autre signal indépendant de celui que j’ai pointé et qui a une interprétation très intéressante avec 2 hypothèses permettant d’expliquer un tel écart :

    1- Des enfants vaccinés à 11 ans en sixième ont pu faire leur première ADC à 13, 14, 15 ou 16 ans. Si, sous l’action de la vaccination elle avait évolué en SEP, ils viendront grossir le groupe SEP en apportant avec eux un âge élevé : l’âge moyen du groupe SEP va pouvoir croitre.

    2- Si des ADC étaient des coïncidences, c’est à dire seraient apparues en l’absence de la vaccination, mais seraient restées simples sans cette vaccination, ces enfants vont quitter le groupe ADC simples dans lequel il se seraient trouvés sans cette vaccination. Ce groupe va donc perdre des effectifs d’âge élevé. L’âge moyen du groupe ADC simple ainsi que ses effectifs vont ainsi pouvoir décroitre au double profit du groupe SEP (effectifs et âge moyen).

    L’écart important observé entre les âges moyens des 2 groupes pourrait permettre de valider au moins une de ces 2 hypothèses, sans qu’il soit possible, avec ces seules données, de pointer l’une plutôt que l’autre.

    On voit ainsi que les 2 signaux trouvés sont parfaitement concordants, le second expliquant le processus qui a crée le premier.

    Voir aussi mon article où j’expose aussi d’autres problèmes importants sur les études cas-témoins :

    http://questionvaccins.canalblog.com/archives/2015/10/31/32861683.html

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