L’exercise physique c’est bon pour la santé, surtout avec modération

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Pratiquer une activité physique régulière pour améliorer son espérance de vie impose de se fixer des limites démontre une étude Danoise, car en abuser aura un effet contraire.

Pratiquer une activité physique prédit une longévité plus grande et une réduction des risques de maladies cardiovasculaires, de diabète et d’autres maladies chroniques. Toutefois l’intensité de cette activité physique peut en altérer le bénéfice : une étude publiée en 2008 dans la revue PLOS One démontrait que le risque de mortalité diminuait avec la pratique de la marche mais que ces bénéfices disparaissaient dès lors que cette marche était trop intense. Cette étude montrait qu’une activité physique de 150 minutes hebdomadaires, d’intensité modérée, offrait les plus grands avantages.

Toutefois que signifie exactement une activité modérée? Et à partir de quel moment peut-on affirmer qu’un exercise physique trop intense deviendrait délétère? Des scientifiques Danois ont voulu préciser ces données à partir d’un suivi long de 12 ans incluant 1 098 adeptes de la course à pied (jogging). Les participants indiquaient très précisément la fréquence de leur exercise physique, la vitesse et la durée de l’exercise.

Un jogging léger était défini par un rythme de course lent à moyen d’environ 8 km/h, pratiqué trois fois ou moins par semaine pendant moins de 2,5 heures au total. Un jogging modéré était défini par un rythme lent à moyen, pratiqué trois fois ou moins par semaine, mais pendant 2,5 heures ou plus par semaine. Et un jogging fatiguant était défini par un rythme de course supérieur à 11 km/h, pratiqué plus de trois fois par semaine, et dépassant 4 heures par semaine au total.

Les scientifiques ont en parallèle recruté un groupe de 3950 sédentaires, non adeptes d’activité physique. Tous étaient, au début de l’étude en 2001, en bonne santé. Et en 2013, les scientifiques ont comparé cette base de données aux registres de décès afin de corréler les premières données à un gain ou à une perte d’espérance de vie.

Le premier enseignement confirme que ceux pratiquant une activité physique vivent plus longtemps que ceux n’en pratiquant pas, une donnée déjà bien identifiée ; le risque de décès au cours de l’étude était réduit de 30% chez les actifs.

Mais les autres analyses offrent de nouveaux enseignements; une activité physique idéale (ici le jogging) pour prolonger l’espérance de vie est comprise entre 1 et 2,4 heures par semaine et à vitesse lente. Ainsi lorsque courant à votre petit rythme, vous êtes crânement dépassé par d’autres coureurs plus rapides, votre revanche viendra, vous vivrez plus longtemps. Les scientifiques retrouvent effectivement que ceux courant plus fréquemment, plus longtemps et à un rythme plus soutenu ne bénéficient plus d’avantage en terme de mortalité : ils en perdent même tout le bénéfice de l’activité physique puisque leur durée de vie reste similaire aux sédentaires.

L’étude ne permet pas d’apporter d’explication à ces résultats, tout juste de formuler des hypothèses qui restent à confirmer : un coeur poussé trop fort pourrait favoriser des accidents cardiovasculaires?

Les nouveaux objets connectés et les applications dédiées au jogging vont pouvoir vous aider à établir le bon rythme ; pratiquez progressivement avec une vitesse moyenne de 8 kilomètres par heure, 2 heures et demi par semaine, idéalement séquencée en 2 ou 3 périodes. 

Sources

Dose of Jogging and Long-Term Mortality: The Copenhagen City Heart Study.
Peter Schnohr,  James H. O’Keefe,  Jacob L. Marott, Peter Lange,  Gorm B. Jensen
J Am Coll Cardiol. 2015;65(5):411-419.

The Relationship of Walking Intensity to Total and Cause-Specific Mortality. Results from the National Walkers’ Health Study
Paul T. Williams , Paul D. Thompson
Plos One Published: November 19, 2013

Crédit Photo Creative Commons by  d26b73

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