Alzheimer : la pollution au diesel responsable

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Une étude américaine menée chez 10 millions de personnes confirme que l’exposition à la pollution aux particules fines (PM2.5), caractéristiques du diesel, favorise la survenue d’une maladie d’Alzheimer chez les exposés, mais aussi de maladie de parkinson.

L’exposition aux microparticules ≤ 2.5 μm ont déjà été associé à de nombreuses pathologies : elle augmente le risque d’infarctus du myocarde, de cancer du poumon, d’accident vasculaire cérébral et aussi de mortalité. Récemment, plusieurs études ont fait supposer que cette exposition pourrait aussi avoir un effet néfaste sur le système nerveux central, avec des conséquences en terme de pathologies neurodégénératives, démences et maladie de parkinson. Un tel constat serait d’importance majeure sachant que toutes les tentatives de réduire la prévalence des pathologies comme la maladie d’alzheimer ont échoué et qu’il n’existe aucun traitement à cette maladie qui touche 5,2 millions d’américains et 1 million de Français. La maladie de parkinson est également en forte augmentation dans le monde sans qu’aucune cause mis à part un vieillissement  de la population n’ait pu être retrouvé jusqu’alors.

Une équipe de scientifiques américains impliqués dans différents départements d’épidémiologie et de santé environnementale ont donc décidé de mener une vaste étude visant à évaluer ce lien entre pollution aux particules fines, celle provoquée par les moteurs diesel ou la pollution industrielle,  et le risque de maladie d’Alzheimer et de maladie de Parkinson.

Ils ont utilisé les données du Medicare (une sécurité sociale pour les plus pauvres aux Etats-Unis) pour suivre 10 millions de personnes, d’âge moyen 75 ans, résidant dans 50 villes de l’ouest des Etats-Unis de 1999 à 2010. Les variations de pollution aux microparticules 2.5 étaient fournies en ces lieux par la U.S. Environmental Protection Agency’s (EPA) Air Quality System database (U.S. EPA 2013).  Il ne restait plus qu’à rechercher une corrélation entre survenue des pathologies sus-nommées et  niveau de pollution aux PM 2.5.

Au cours de suivi,  266 725 maladies d’Alzheimer, 203 463 démences  et 119 425 maladies de parkinson ont été diagnostiquées parmi la population considérée. et un lien significatif est retrouvé entre niveau de pollution aux PM 2.5 et survenue d’une pathologie neurodégénérative ;

Pour chaque augmentation de 1 μg/m3 de la pollution aux PM2.5, le risque de maladie d’Alzheimer augmente de 15%, le risque global de démence augmente de 8%, et le risque de maladie de parkinson augmente de 8%, Le niveau de pollution peut bien sûr augmenter de plusieurs dizaine de μg/m3 en France voire par plusieurs centaines dans certaines villes très polluées comme Pékin ou Bombay.

Cette étude est la première menée sur un échantillon très important d population et démontrant de manure incontestable que produire des particules PM2.5 est une des causes de maladie d’Alzheimer de maladie de Parkinson. Cette étude est d’une importance capitale pour tous les décideurs qui voudraient mener une véritable politique de prévention de la maladie d’Alzheimer. Pour cela, il faut mener un plan anti-diesel, toujours innaceptable pour les constructeurs automobiles français et le gouvernement. 

Source

Long-term PM2.5 Exposure and Neurological Hospital Admissions in the Northeastern United States
Marianthi-Anna Kioumourtzoglou,1 Joel D. Schwartz,1,2 Marc G. Weisskopf,1,2 Steven J. Melly,1 Yun Wang,3 Francesca Dominici,3 and Antonella Zanobetti
Environmental Health Perspectives • volume 124 | number 1 | January 2016

La pollution de l’air aggrave les maladies d’Alzheimer et de Parkinson
LE MONDE |   • Mis à jour le  |

Crédit Photo Creative Commons by torbakhopper and  fral-torqui

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