Chaque jour 1670 français trépassent, le coronavirus n’est-il qu’un épiphénomène?

Il y a environ 610 000 décès en France par an, soit 1670 décès par jour. Cette mortalité est liée aux cancers pour 27.6%, soit 460 décès par jours, à la mortalité cardiovasculaire pour 25.1% soit 419 décès par jour, à la mortalité respiratoire pour 6.6%, soit 110 décès par jour, à la mortalité par mort violente (accidents, suicides, causes externes) pour 6.5%, soit 108 décès par jour, aux maladies infectieuses pour 2.2%, soit  36 décès par jour. Et pour le coronavirus?

Le coronavirus covid-19, depuis son arrivée en France a causé la mort de 1110 personnes, soit moins d’une journée de mortalité « normale ». Les personnes décédées du coronavirus sont en majorité des personnes ayant déjà un pathologie chronique et en très grande majorité des personnes âgées, car en France on meurt plutôt à un âge avancé.

Il n’existe pas encore de données publiées sur les cas francais du coronavirus, mais il serait intéressant d’évaluer si statistiquement, plus de gens meurent depuis l’arrivée du coronavirus? Cette donnée n’est pour l’instant pas communiquée. Car les chiffres bruts de mortalité délivrés chaque jour par le Gouvernement et la presse, outre leur capacité à créer une panique compréhensible, ne comportent aucune vérité et ne livrent non plus aucune explication en terme d’effet réel sur la population Française. Prenons l’exemple du dernier titre du journal Le Monde, un journal et des journalistes qui ont pris le parti de l’angoisse quotidienne en Live (titre du  24 mars 2020): 

…..avec un joli fond noir….

« Le coronavirus a causé la mort de 1100 personnes dans les hôpitaux en France, dont 240 en 24 heures »….ces journalistes auraient pu relativiser leur titre choc ; en effet, 1110 serait le nombre de décès depuis le 1 mars 2020 soit depuis 24 jours. Durant ces 24 jours, 40 080 Français environ sont décédés. Le coronavirus représente donc sur cette période 2.7% de la mortalité habituelle en France, restant bien en deça de toutes les causes les plus mortelles. Mais bien sûr, comme accroche, c’est moins percutant.

Pourtant, à ce jour on ne sait pas si le coronavirus créé, au niveau de la population globale, un pic de mortalité (le coronavirus représente pour l’instant en France 0.0018% de la mortalité globale annuelle). Ce que l’on sait par contre, c’est que les hôpitaux décalent les traitements des patients ayant des pathologies chronique, comme les patients cancéreux, en prétendant que ces patients risqueraient d’être infectés par le coronavirus, remettant à un futur incertain la prise des traitements qui leur aurait peut-être sauvé la vie?

Par ailleurs cette vision des chiffres de mortalité délivrée quotidiennement est amblyope. En effet, quelle est la balance bénéfice/risque du coronavirus? Marshall Burke, scientifique à Stanford University aux Etats-Unis a évalué les bénéfices pour la santé liés à la réduction de la pollution atmosphérique dans la région du Wuhan, en Chine, depuis l’apparition du Coronavirus, qui rappelons le, a causé, selon les autorités Chinoise, 3208 décès. Les estimations de Marshall Burke montrent que la réduction de 40% de la pollution atmosphérique épargnerait la vie de 1,400 enfants de moins de 5 ans et de 51,700 personnes de plus de 70 ans. Sous cet angle, le coronavirus a sauvé des vies, bien plus qu’il n’en a couté. Le véritable coût pour la vie, semble t-il nous indiquer, n’est-ce pas plutôt cette pollution?

Par ailleurs, les populations décédées du virus sont très possiblement les même que celles dont la durée de vie risque d’être écourtée du fait de leur pathologie chronique. Une étude Italienne témoigne clairement des populations victimes du virus; 94,8% des personnes décédées ont plus de 70 ans, la population à risque est clairement identifiée. Donc globalement, la population de moins de 70 ans, sans pathologie associée, ne risque pas de décéder du coronavirus.

Il nous faudrait donc prendre de l’altitude et avoir une vision plus globale des conséquences du coronavirus sur la mortalité globale d’une population afin de s’éloigner des angoisses générées par les faiseurs de gros titres.

Ces différentes données tendent à confirmer que la très grande majorité de la population n’est pas à risque, qu’une autre solution pourrait être mis en place, comme cela fut d’ailleurs fait au Japon ou à Singapour, pays qui ne sont pas en guerre, et contrôle habillement le risque du coronavirus.

Voir la courbe actualisée

Il apparait indispensable de protéger les plus à risque, personnes de 70 ans porteuses de pathologies chroniques, ce qui permettra de continuer de traiter les malades chroniques qui en ont besoin dans des hôpitaux dédiés, afin qu’ils ne deviennent pas des victimes collatérales, et tester, tester, tester (comme le recommande l’OMS), pour laisser ceux qui ne sont pas touchés reprendre leur activités, isoler les positifs quelques jours avec le traitement  qui négativera leur charge virale, et rétablir l’harmonie. Désolé,  il n’y a pas de guerre, il n’y a pas de chef de guerre, il n’y a qu’un virus, un petit virus. Et il y en aura bien d’autres.

Crédit photo : Alessandro Tortora, 2012. Cimetery of Père-Lachaise. Paris, France.

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